ATTÉNUER LES BRUITS DU MONDE...

C’est la fin de l’été, le soir. Le ciel est dégagé et, dans certaines régions, là où il n’y a pas trop de lumière (ce qui devient rare…), les étoiles sont bien visibles.

Pour atténuer les bruits du monde, le leader méditant contemple la voie lactée.

Depuis qu’il médite, il essaie de percer le mystère de la « contemplation ». Parce que la méditation, c’est d’arriver à une contemplation perpétuelle. Attention, la contemplation dans la méditation n’est pas un rêve éveillé, c’est au contraire une présence extrêmement vivante, « illuminante » (d’où notre base line chez Ways & Lore : « Illuminating the Leadership »), rayonnante, remplie de force. Il médite, il médite, il médite et puis, d’un coup, sans prévenir, la contemplation survient.

 


(...) il médite et puis, d'un coup, sans prévenir, la contemplation survient.


 

LA ZONE D'INCERTITUDE

Le leader méditant sait comment poser son regard, mais il ne sait pas comment « cela » se produit. Là, par exemple, alors qu’il est en train de se concentrer sur la voie lactée, il sait qu’il est en train de contempler. Il y a eu un « switch » peu avant et son regard a changé. Il peut désormais « contempler » l’immensité du ciel sans se focaliser sur un groupe d’étoiles ou une seule en particulier.

Il ne sait pas comment cela arrive. Pourtant, l’important n’est-il pas que cela arrive ? C’est ce que l’on appelle la « zone d’incertitude » : on ne sait pas ce qu’il se passe, ni comment cela se passe, mais cela advient néanmoins. Le leader méditant réalise ainsi qu’il n’a pas besoin de tout savoir, de tout maîtriser ou de tout contrôler pour qu’une chose advienne.

Et c’est d’autant plus vrai lorsqu’on parle de la voie lactée. Impossible de contrôler son regard pour l’appréhender entièrement dans le ciel. Nous sommes obligés de laisser « se fondre » notre vision dans l’espace pour pouvoir tout observer en un seul regard.

Bien entendu, le leader méditant fait immédiatement le rapport entre son expérience nocturne et sa vie diurne. Il réalise qu’il a besoin de ce regard, de cette contemplation, dans sa vie : prendre du recul, ouvrir le champ des possibles, essayer de tout embrasser d’un seul regard, voir les connexions entre les phénomènes, les planètes...

LA CONTEMPLATION DU DIGITAL

Cela est même critique pour lui, maintenant, à l’ère du digital. L’information est partout, l’information est tout, l’information part partout. Le seul problème : comment ne pas être inondé par les « retweets », les redites, les fausses informations, les faits de seconde zone ? Comment ne pas se noyer avec le nombre de mots de passe (pour la banque, la sécu, les impôts, les sites internet, les bulletins scolaires des petits à regarder sur le site de l’école privée…) qu’il faut retenir ? Comment arriver à ne pas se laisser dépasser par la dose de savoir indispensable aujourd’hui pour « tenir le lead », là où le grec et le latin sont des notions désuètes ?

Cette façon non mentale d’observer le monde (...) l’a amené à percevoir directement l’information à sa source, celle dont il a besoin.

Le leader méditant le sait maintenant : par la contemplation. Ce regard qui ne se pose sur rien, qui voit tout, et qui ne se contrôle pas, il a appris à le reproduire encore et encore. Cette façon non mentale d’observer le monde et ses phénomènes, de se concentrer à la fois sur l’immensément vaste et l’infiniment réduit, l’a amené à percevoir directement l’information à sa source, celle dont il a besoin. Il n’a pas besoin de passer toute la journée à être connecté. Un seul regard suffit. Il ne se sature pas, il ne se contraint pas, il n’a pas peur de ne pas contrôler car il a expérimenté l’action juste, sans contrôle et sans peur. Il sait par contre qu’il doit entretenir ce qu’on lui a transmis.

Alors, il se rappelle simplement de contempler la voie lactée… toute la journée.

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